Qui suis-je?

J’ai le souvenir d’avoir passé l’école, le collège puis le Lycée avec toujours le sentiment que quelque chose clochait dans les relations humaines. Petit, je me rappelle me jurer : « je veux trouver ce qui rend heureux puis voyager partout et le dire. Je partirai le jour de mes 18 ans ! ». Je découvre la Communication Non Violente à 22 ans. Le soir, cela me semble évident que je veux devenir formateur : cette invitation à écouter pleinement et parler depuis son cœur me semble plus naturelle que ce que j’ai fait jusqu’alors. De stage en stage, j’ai l’impression d’arriver chez moi.

A 18 ans… je rentre à Sciences Po. Durant six années, je voyage et je dévore des livres de sciences humaines, de philosophie, de littérature, de sociologie pour tenter de comprendre le monde et les relations humaines. Passionné au départ, je termine mon master de sociologie sur les dents, prenant conscience des ravages du capitalisme et du patriarcat, rongé par l’élitisme ambiant, le manque d’authenticité, la pression de l’excellence, l’inquiétude sur l’avenir et l’absence de sens.

Durant cette période, je me rends compte que je souffre énormément de mes conditionnements de petit garçon blanc parisien de bonne famille : ne pas montrer ses vrais sentiments, ne pas pleurer, la culpabilité, être en contrôle, ne pas demander du soutien, chercher du travail. J’essaie de prendre conscience de l’ampleur de la douleur du patriarcat pour les femmes. C’est vertigineux. Je me rends compte qu’en tant qu’homme, j’y participe, activement et passivement. Je suis terrifié pendant une phase. Je reçois à 18 ans un héritage important de mes parents et grands-parents. J’en tire de la sécurité et de la culpabilité. Je suis soutenu par mes amies féministes et par d’autres hommes pour essayer petit à petit de déconstruire ces schémas. Ensuite, je me rends compte que la culpabilité ne fait avancer personne et que j’ai e pouvoir d’essayer de contribuer à un monde meilleur pour tous.tes. Je décide de me lancer sur le parcours pour être formateur certifié grâce à l’héritage familial, afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre. Aujourd’hui, tout ce que je propose est en participation libre, consciente et joyeuse.

L’année dernière, parce que je suis en colère que des ami.e.s « jeunes » n’aient pas accès à des espaces de « développement personnel » à cause de l’argent et que je me sens seul dans cette quête de sens, je co-crée « Les Lucioles », une tribu de jeunes adultes qui se soutiennent pour grandir en conscience. Je célèbre tellement d’avoir écouté cet appel intérieur !

Ce qui me nourrit – Mes « formations »
  • La Communication NonViolente (CNV) – oser être
  • Les penseuses et activistes féministes, anticapitalistes et/ou anti-racistes – ma libération et celle de tous.tes est liée
  • La gouvernance partagée – confiance en Nous
  • La méthode IMAGO – coeur à coeur
  • La philosophie et les sciences sociales – comprendre – le monde et moi sommes liés
  • Les ateliers d’écriture – Résonner nos mots
  • Le Travail Qui Relie – honorer notre peine devant la destruction du vivant

  • L’approche des Systèmes et Cercles Restauratifs (D. Barter) que m’a transmise Titouan Lecomte – la communauté qui prend soin de ses conflits
  • La pratique de la méditation Vipassana – accepter la réalité changeante
  • La pratique du théâtre pendant quinze ans : théâtre forum, clown, danse, chant… oser exprimer intensément
  • Qi Gong et Taï Chi – laisser circuler
  • L’éducation populaire – nous savons déjà
  • L’animation interculturelle – l’Autre!
Merci !
  • Stella Alexandrian – Accompagne « les Lucioles » – nous forme bénévolement à IMAGO (16 jours)
  • Yoram Mosenzon – L’authenticité et la vulnérabilité
  • Robert Greuillet, Eliane Regis, Isabelle Desperrier, Louise Romain, Pascale Faivre – Formateur.ice.s qui m’ont accepté dans leurs stages en dessous du prix annoncé
  • Irmtraud Kauschat – Mon assesseure dans le parcours de certification CNV
  • Marshall Rosenberg – la source
  • Les Lucioles – la tribu
  • D’ de Kabal – le pionnier et l’inspiration
Mes sources d’inspiration
  • Radical Dharma – Un livre de trois leaders noir.e.s dans la communauté bouddhiste – Magnifique !
  • Miki Kashtan et Roxy Manning – Deux formatrices CNV Etats-Uniennes qui tissent avec compassion CNV et conscience de la dimension « systémique » de nos existences
  • Le podcast : Des couilles sur la table – Perspectives féministes sur les masculinités pour la libération de tous.tes
  • Le podcast : Kiffe ta Race – Discussions antiracistes profondes et légères !
  • Philippe Descola et Bruno Latour – Anthropologue et penseur qui déconstruisent l’idée que l’humain, la société est hors de la nature.
  • Rupi Kaur – Poétesse sublime !
  • André Gide – Poète sublime !
  • Le documentaire 12 jours de Raymond Depardon sur les hopitaux psychiatriques
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